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Dossiers thématiques Épargne & prestataires: Divers gestion d'actifs

Le HCSF publie une analyse des interconnexions entre la gestion d’actifs et le reste du système financier en France

Publié le 22 juin 2018

Dans un contexte d’interrogation sur la capacité de la gestion d’actifs à atténuer ou à amplifier des risques et la contagion des chocs, l’étude publiée par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) permet d’apporter un éclairage sur les interconnexions impliquant la gestion collective française.

Les risques liés à la structure du secteur financier et notamment des interconnexions entre ses différentes composantes (banques, assurances, gestion d’actifs) font l’objet de nombreuses interrogations, notamment sur leur contribution à l’atténuation ou à l’amplification des risques et de la contagion. Ces interrogations portent en particulier sur le rôle de la gestion d’actifs.

L’étude publiée par le HCSF (réalisée conjointement par des économistes de l’AMF, de la Banque de France et de la Direction générale du Trésor) se propose d’apporter un éclairage sur les principales caractéristiques du réseau d’interconnexion entre la gestion d’actifs et le système financier français. Elle repose sur les données reçues, dans le cadre de reportings règlementaires, par la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et l’Autorité des marchés financiers entre 2008 et 2016.

Une analyse de l’actif et du passif des fonds

Ces interconnexions entre la gestion d’actifs et le système financier peuvent résulter de la détention par les fonds de titres émis par des entités financières (banques ou assureurs). Elles peuvent également découler du passif des fonds, dont les parts peuvent être détenues par des entités financières ou d’autres fonds. Ces interconnexions peuvent, enfin, résulter de liens plus larges de type relations capitalistiques ou sponsorship.

Une structure dite de « petit monde »

L’analyse conduite montre que le réseau actuellement formé entre la gestion d’actifs et le reste du système financier n’est pas dense. La cartographie réalisée révèle par ailleurs une structure dite de « petit monde», organisée autour d’entités piliers (banques, assurance et certains fonds monétaires), dans laquelle la distance moyenne séparant les acteurs du réseau les uns des autres est réduite. Ainsi, l’actif des fonds est essentiellement connecté au secteur bancaire (51%), avec l’exposition la plus élevée constatée pour les fonds monétaires (89%). Le passif des fonds est quant à lui essentiellement connecté au secteur assurantiel, avec une concentration plus forte (63%) que pour l’actif. Cette caractérisation du réseau peut se traduire par un risque de contagion accru en cas de choc, dès lors qu’une entité pilier serait touchée.

Ces résultats pourront à l’avenir être intégrés à des modèles de propagation de chocs afin d’évaluer comment, dans ce cas, un choc peut être amplifié ou au contraire atténué par le biais d’exposition aux fonds d’investissements.

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