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dimanche 19 mai 2013  
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• Les alertes de l'Autorité des marchés financiers

L'une des missions de l'Autorité des marchés financiers est la protection de l'épargne, notamment par la mise en garde des investisseurs lorsque l'AMF constate l'offre de produits contraires aux lois et règlements (proposition de commercialisation de produits non autorisés ou démarchage par des personnes non habilitées à le faire).

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• Les alertes des régulateurs européens

Dans le cadre de la coopération des membres de l'Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) en matière de surveillance des marchés, l'Autorité des marchés financiers met à votre disposition la liste des sites internet de ses homologues européens pour que vous puissiez consulter leurs alertes.

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• Les règles de prudence élémentaires

De façon générale, l'Autorité des marchés financiers rappelle aux investisseurs français la nécessité de faire preuve de la plus grande prudence face à des produits ou des services financiers proposés par des sociétés inconnues, soit sur des sites internet, soit à l'occasion de courriers électroniques non sollicités (spam) ou encore de courriers postaux envoyés à votre domicile.

Attention : les personnes qui seraient tentées d'investir dans des produits ou placements financiers n'ayant pas été autorisés à être commercialisés en France, ne sont pas protégées et les recours à leur disposition se révèlent restreints.

Il est donc très important de vérifier, avant de prendre une décision, que la société qui vous propose un produit est bien agréée et que le produit qu'elle vous propose est lui aussi agréé. Pour cela, la base OPCVM Geco, en ligne sur le site internet de l'AMF, est à votre disposition :

Si vous avez affaire à un prestataire de services d'investissement autre que société de gestion (courtier, établissement de crédit, etc.), vérifiez auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel (ACP) qu'il est bien agréé.

Vous pouvez également contacter l'AMF en utilisant le formulaire de contact (http://www.amf-france.org rubrique Contact > Formulaire de contact) pour demander des informations ou signaler un site ou un démarchage dont vous auriez fait l'objet.

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• Les "arnaques" les plus fréquentes

•les "conseils" en investissement en titres de sociétés cotées sur un marché de gré à gré américain

Qu'est-ce que c'est ? Vous recevez un courrier électronique, rédigé en anglais, qui vous conseille d'acheter des titres d'une société dont le cours devrait augmenter fortement, à la suite de la publication prochaine d'une excellente nouvelle, permettant d'espérer des gains importants.

Comment cela fonctionne ? Le plus souvent, les titres de la société sont cotés sur un marché de gré à gré américain (OTC Bulletin Board ou Pink Sheets), sur lequel les conditions d'introduction sont peu contraignantes. De plus, le nombre de titres cotés est généralement faible, les échanges limités : autant d'éléments qui permettent de manipuler plus facilement le cours.

Les personnes à l'origine de la fraude attendent qu'après leurs envois massifs de conseils, des investisseurs crédules achètent le titre et fassent monter le cours. Une fois que celui-ci a atteint le niveau souhaité, les promoteurs du montage peuvent revendre leurs actions, empochant une plus-value.

Par la suite, en l'absence de toute information, le cours du titre baisse vers ses niveaux initiaux et les investisseurs abusés se retrouvent avec des titres qui font apparaître une forte moins-value.

Pour amorcer le processus, il arrive parfois que les personnes à l'origine de la fraude se vendent entre elles des titres, dans un premier temps, afin de créer l'illusion d'un marché véritablement actif.

Une suite possible à cette fraude consiste au surplus pour ses promoteurs à proposer, sous une nouvelle identité, aux investisseurs ayant acquis des titres de bonne foi de les leur reprendre en les échangeant contre des titres de sociétés cotées réputées ou contre des obligations garanties. A cet effet, ils demandent aux investisseurs d'avancer des frais de dossiers. Bien évidemment, l'échange n'interviendra pas et les avances de frais auront été complètement perdues.

Comment s'en prémunir ? D'une façon générale, l'AMF rappelle aux investisseurs français la nécessité de faire preuve de la plus grande prudence face à des produits ou services financiers présentant des rendements très élevés, sans prise de risques.

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• La "filière nigériane"

Qu'est-ce que c'est ? Le principe est simple : permettre de sortir de grosses sommes d'argent de pays où les sorties de capitaux sont limitées, notamment du Nigéria (d'où le surnom donné à cette pratique).

Comment cela fonctionne ? Le mécanisme est quasiment toujours le même. Vous recevez un message électronique, en général rédigé en anglais, mais de plus en plus de ces messages sont rédigés en français, vous demandant votre aide.

La personne qui vous contacte se présente comme l'héritier (veuve, fils, frère, nièce, etc.) d'un haut responsable décédé d'une administration ou son représentant (avocat, notaire, etc.). Cet héritier vit dans un autre pays que celui du défunt et ne peut pas récupérer l'argent (en général une fortune) placé par le défunt. Il vous explique que cette somme d'argent bloquée dans le pays d'origine du défunt sera, si elle ne sort pas, confisquée par le pouvoir local.

C'est là que vous intervenez. Moyennant une commission alléchante (allant jusqu'à 25%), la personne qui vous contacte vous demande d'ouvrir un compte ou de lui communiquer vos propres références bancaires afin de pouvoir encaisser le montant de fausses factures, permettant ainsi de sortir les fonds bloqués. Elle vous demande également d'avancer des sommes d'argent pour financer certains frais.

Evidemment, une fois ces sommes d'argent versées, vous ne recevez plus aucune nouvelle de cette personne, qui détient toutes vos références bancaires.

Outre le fait que vous n'êtes pas protégé lorsque vous investissez dans des produits non autorisés, les moyens à votre disposition pour récupérer votre argent sont, de fait, très restreints.

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• "Félicitations, vous avez gagné le gros lot !"

Vous recevez un courrier électronique (ou postal) vous indiquant que vous êtes bénéficiaire d'une somme d'argent (ex. loterie). Les documents qui vous sont adressés revêtent un caractère officiel (tampons officiels, règlement, code barre pour l'identification du destinataire, certificat de dépôt, etc.).

Or, vous ne vous êtes jamais inscrit à une telle loterie ou à un quelconque jeu : pour justifier cette incohérence, il vous est par exemple expliqué que votre adresse a, en fait, été sélectionnée dans la base de données de l'un des sponsors - anonymes - de cette loterie.

De plus, le message vous annonce qu'il faut faire vite pour récupérer votre gain et, surtout, garder confidentielles les informations qui vous ont été communiquées... car en effectuant, par exemple, une recherche sur Internet, vous risqueriez de vous apercevoir que d'autres "gagnants" de cette loterie ont tous reçu le même message, avec le même numéro gagnant censé correspondre à votre adresse courriel !

En fait, comme dans la "filière nigériane" pour obtenir les fonds qui vous ont été promis, vous devez d'abord acquitter le paiement de frais de dossier et autres taxes, d'un montant modeste au regard du gain espéré. Bien évidemment, une fois ces sommes payées, vous ne recevez ni argent, ni nouvelle. Là encore, les moyens à votre disposition pour récupérer votre argent sont restreints.

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• Des perspectives de carrière intéressantes

C'est une variante de la filière nigériane ou de la loterie. L'objectif final étant le même : vous soutirer vos coordonnées bancaires, et éventuellement vous demander d'avancer une somme d'argent substantielle.

Comment cela fonctionne ? Vous recevez un message d'une société en pleine croissance économique. Cette société, pour assurer son développement, a besoin de recruter. Le poste proposé est attirant, il s'agit en général d'un poste de manager dont la mission sera d'encaisser des paiements sur un compte (le vôtre !) et de les transférer sur d'autres comptes.

Le message vous informe qu'en plus d'être valorisant, ce travail peut s'effectuer sur la base d'un temps partiel, qu'il ne nécessite pas de compétences ou de connaissances particulières, et qu'il fait un bon petit complément de salaire puisqu'on vous annonce que sur chaque transfert, vous toucherez 5 à 7 % de la somme encaissée. Pour finir de vous convaincre, on vous donne même un ordre de grandeur des sommes que vous serez amené à encaisser.

On imagine la suite : pour vous compter parmi les illustres managers de cette société, on va probablement vous demander d'avancer un peu d'argent et de communiquer vos coordonnées bancaires. Ceci fait, vous ne recevez plus aucune nouvelle. Encore une fois, les moyens à votre disposition pour récupérer votre argent sont restreints. On ne le dira jamais assez, la meilleure parade à ces escroqueries est d'envoyer systématiquement à la poubelle ce type de message.

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• Le "phishing"

Qu'est-ce que c'est ? C'est une nouvelle forme de piratage des données personnelles, bancaires principalement. Ce terme vient de la contraction des termes anglais fishing (pêche) et phreaking (piratage téléphonique). Ce type d'escroquerie, très développé aux Etats-Unis, commence à faire son apparition en Europe.

Comment cela fonctionne ? Dans un premier temps, des pirates créent un site internet quasiment semblable à celui d'une banque : même charte graphique (couleurs, police, présentation de la page), adresse internet à un ou deux caractères près identique à celle de la banque visée.

Puis les pirates adressent un message électronique à un nombre important de destinataires (c'est la pratique du spam). Selon ce message, qui ressemble à une communication officielle de la banque dont le site a été copié, le destinataire est invité pour diverses raisons à se rendre sur le site internet de sa banque afin de confirmer ses données personnelles (coordonnées bancaires, numéros de cartes de crédit, codes confidentiels , etc.). Or le message contient un lien pointant sur le faux site internet créé par les pirates sur lequel l'internaute est invité à saisir ses données personnelles. Ce qu'il fait de bonne volonté, puisqu'il pense être sur le site de sa banque.

Enfin, dernière étape, les coordonnées frauduleusement récupérées sont évidemment utilisées pour effectuer des virements sur les comptes des pirates.

Comment s'en prémunir ? Même si le phishing sévit encore peu en France et que sur le nombre de messages envoyés, peu sont réellement efficaces (les adresses étant collectées de façon aléatoire, les messages envoyés ne s'adressent pas forcément aux clients de la banque dont le site est reproduit), certaines règles de prudence doivent être respectées.

Vous devez traiter chaque message censé provenir de votre banque avec la plus grande attention :

  • vérifiez dans l'adresse électronique de l'envoyeur, qu'il s'agit bien d'un message de votre banque. Si seul un nom sans adresse apparaît, positionnez votre souris sur le nom du destinataire, cliquez sur le bouton droit de votre souris, choisissez "propriétés", son adresse courriel (e-mail) s'affiche ;
  • si le message comporte un lien, ne cliquez pas sur ce lien et connectez-vous par vous-même, sur le site de votre banque, par l'adresse que vous utilisez habituellement ;
  • enfin, sachez que les banques utilisent rarement (voire jamais) les messages électroniques pour informer leurs clients de modification de leurs coordonnées bancaires. Si vous recevez un tel message, ou au moindre doute, contactez votre agence.

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• Les "programmes d'investissement à haut rendement" (high yield investment programme - HYIP)

Qu'est-ce que c'est ? Des sociétés, le plus souvent off shore (c'est-à-dire enregistrées dans des places financières appelées paradis fiscaux), proposent au public de gérer les fonds qui lui seraient confiés en les plaçant dans des programmes d'investissement à haut rendement, investis sur divers marchés.

Les produits financiers proposés présentent généralement certaines des caractéristiques suivantes :

  • l'investissement est sans risque et/ou le capital est garanti ;
  • le capital est toujours disponible (ou disponible à très court terme) ;
  • le rendement proposé est garanti et sans commune mesure avec ceux des produits d'épargne connus ;
  • le produit serait légal et/ou autorisé par un régulateur financier ;
  • les échanges d'informations se font sans rencontre physique (par le biais de courrier, télécopie, courrier électronique) ;
  • des investisseurs satisfaits témoignent ou sont prêts à répondre à vos interrogations, toujours sans rencontre physique ;
  • le versement des fonds se fait par le biais de systèmes de micro-paiement en ligne.

Comment cela fonctionne ? En fait, une des techniques les plus fréquemment utilisées consiste à se servir des souscriptions des nouveaux entrants pour payer aux premiers investisseurs les gains promis. Ainsi rassurés sur les perspectives de rendement, ces derniers réinvestissent généralement les sommes obtenues, permettant à la société de récupérer tout ou partie des fonds qu'elle avait ainsi versés et d'entretenir le processus. Au bout d'un certain temps, la société disparaît avec les investissements des souscripteurs.

Comment s'en prémunir ? En gardant à l'esprit que le rendement d'un produit financier est la contrepartie du risque pris par l'investisseur, il lui est donc proportionnel : ainsi plus un produit sera risqué (risquede perte pour l'investisseur), plus le rendement proposé sera important.Il n'existe donc pas de produit "sûr" offrant un rendement élevé, et encore moins avec un horizon d'investissement à court terme.

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Mise à jour du 15 mai 2012

 
 
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