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Rapports, études & analyses Épargne & prestataires

Chiffres clés 2017 de la gestion d'actifs : Le panorama des sociétés de gestion

Publié le 25 septembre 2018

Stabilisation du nombre de sociétés de gestion de portefeuilles agréées en France avec un stock de 630 à fin 2017.

 

 

La dynamique de création des sociétés de gestion en 2017 se maintient, compensée par les retraits d'agrément issus de la concentration du secteur

Au 31 décembre 2017, le nombre de sociétés de gestion de portefeuille agréées en France est identique à l’année précédente, s’établissant à 630. Cette parfaite stabilité du nombre de sociétés de gestion de portefeuille s’explique à la fois par un maintien à un niveau très important du nombre de créations de sociétés (35, comme en 2016) et par un niveau historiquement élevé de retraits d’agréments (35 contre 32 en 2016, seule l’année 2015 ayant connu un nombre de retraits plus important avec 38 unités), confirmant le mouvement de consolidation de l’industrie amorcé en 2016.

Les créations de structures

Les créations de sociétés de gestion sont une nouvelle fois portées par le capital investissement et l’immobilier qui représentent 66% des projets (23 sur 35) avec cependant un retour marqué des gestions sophistiquées (20%) portant sur des stratégies à fort prisme quantitatif notamment. Restent les gestions traditionnelles (gestion privée ou gestion collective classique) pour le complément (14%). Les projets entrepreneuriaux demeurent cette année majoritaires (51% contre 60% en 2016), mais dans une moindre mesure compte tenu du nombre croissant de dossiers portés par des groupes, principalement financiers et immobiliers.

A noter que la tendance sur le 1er semestre 2018 semble confirmer le retour des gestions alternatives portées notamment par les évolutions technologiques et financières (ex : monnaies virtuelles) et par les relocalisations en France d’entités implantées au Royaume-Uni.

Les retraits d'agrément

Confirmant la tendance observée en 2016, la consolidation du secteur s’est poursuivie et accélérée en 2017. Les retraits consécutifs à des rapprochements industriels ou des réorganisations de groupe représentent une part supérieure à 63% alors que ceux liés à un défaut d’activité ne concernent désormais plus que 7 dossiers (20% en 2017 contre 28% en 2016). L’impact législatif issu du changement de statut des Sociétés de gestion (cf. ci-dessous) a été significatif. Il a été à l’origine de 9 des 35 retraits d’agrément (par fusion, arrêt ou encore transformation en Entreprise d’Investissement pour l’une d’entre elles).

Typologie des acteurs

  • Une population soumise quasi exclusivement aux directives sectorielles : la mise en œuvre progressive de la directive MIF2 et notamment la séparation entre les statuts de Société de gestion de portefeuille et d’Entreprises d’Investissement a encore renforcé le modèle prédominant en France de rattachement des sociétés de gestion aux directives sectorielles AIFM et OPCVM, prenant à contre-pied le modèle anglo-saxon bien plus souvent fondé sur l’utilisation du statut d’Entreprise d’Investissement (1). Ainsi, à fin août 2018, 88% des SGP sont soumises à l’un des 2 directives sectorielles, dont 124 uniquement au titre d’OPCVM, 274 exclusivement au titre d’AIFM et 153 sous les deux régimes.
     
  • Des activités variées : si la totalité des SGP gère au moins un véhicule de gestion collective(2), plus de la moitié (355) bénéficient d’une autorisation pour la gestion individuelle sous mandat, 10% sont habilités à la Réception Transmission d’Ordres, 99% pour le conseil en investissement (principalement en lien avec la commercialisation des fonds gérés). L’activité de gestion de mandats d’arbitrage dans le cadre de contrats d’assurance vie en unités de compte concerne quant à elle plus du quart des SGP.
  • Des acteurs très typés en termes d’instruments utilisés : la panoplie des instruments financiers utilisés par les sociétés de gestion de portefeuille, au regard des programmes d’activités, donne une vision relativement fine des tendances de la gestion d’actifs en France. Si la plupart des sociétés disposent des autorisations nécessaires à l’utilisation d’instruments financiers dits traditionnels (actions cotées, obligations listées, OPC, contrats financiers simples), la proportion de SGP disposant d’un agrément leur permettant d’intervenir sur les actifs dits réels (immobilier, capital investissement, dette non cotée, etc.) est en constante progression depuis plusieurs années, illustrant la prédominance des sociétés de gestion de capital investissement dans la population totale des SGP et le dynamisme de création des sociétés intervenant en immobilier. Parmi les plus fortes évolutions depuis 2010, notons également l’activité de sélection de créances à laquelle il convient de rattacher l’octroi de prêts en direct qui désormais, à fin 2018, concerne 20 sociétés de gestion. 

 

  •  Parmi les formes juridiques retenues par les SGP, près de la moitié des SGP retiennent le format SAS quand un tiers opte pour une société anonyme.
  • 83% des SGP sont domiciliés à Paris.

 

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