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Visuel rapport étude
Le HCSF publie une analyse des interconnexions au sein du système financier français simulant la propagation de chocs
26 juin 2020

Le HCSF publie une analyse des interconnexions au sein du système financier français simulant la propagation de chocs

Dans un contexte où la capacité du système financier à atténuer, amplifier ou propager les chocs est une question importante, l'étude publiée par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) apporte, à un niveau de granularité inédit, un éclairage sur les interconnexions entre les différentes composantes du secteur financier français.

Prolongeant une étude précédente du HCSF (K. Benhami, C. Le Moign, D. Salakhova, A. Vinel (2018)) centrée sur la gestion d'actifs, le HCSF propose une analyse des interconnexions entre banques, assurances, et gestion d’actifs, les trois secteurs composant le système financier français.

Un périmètre de 8 308 institutions financières françaises

Réalisée conjointement par des économistes de l’AMF, de l’ACPR, de la Banque de France et de la Direction générale du Trésor, cette étude apporte un éclairage sur les vulnérabilités associées à la structure des interconnexions entre les secteurs financiers. Elle repose sur les données individuelles de 8 308 institutions financières françaises reçues par la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution et l’Autorité des marchés financiers. Pour chaque institution, ces données décrivent les expositions liées aux détentions d’obligations, d’actions et de parts de fonds d'investissement émises par d'autres institutions du réseau, ainsi que la détention d’actifs externes au réseau. Sur ces bases, l’étude examine la propension du système financier français à propager, et à atténuer ou amplifier, les chocs de marché.

Deux canaux de contagion testés

Le modèle analyse la transmission par le réseau sur la valorisation des actifs d'un choc exogène extérieur au système financier français. Il considère deux principaux canaux de contagion : les prix des titres sur le marché et les cascades de défauts potentiels. Le canal du marché tient compte des expositions communes à de mêmes ensembles de titres, ainsi que de l’impact des pertes d’un établissement sur le prix de ses propres titres (actions, obligations et parts de fonds) détenus par d'autres institutions financières du réseau. Le second canal reflète les pertes des institutions dues aux défauts de leurs contreparties financières.

Les principales conclusions

La propagation de petits chocs exogènes à travers le réseau souligne l'importance du canal du marché par rapport aux traditionnelles cascades de défaut. Les simulations induisent pour les trois types d’entités du réseau des pertes très faibles au regard de leurs actifs totaux. Un stress test inversé confirme la robustesse générale du réseau : il faut un choc important pour déclencher un défaut. Au-delà de ces résultats d’ensemble, la méthode permet d’identifier les composantes du réseau jouant un rôle important dans ces phénomènes de diffusion.